Blog de l'élue municipale de COLMAR et communautaire -CAC -Membre du PRG CENTRE-Gauche


« C'est l'heure ». Pour René Frieh, le présent est redevenu propice à l'action. « Siéger dans l'opposition est stérile », lâche l'ancien conseiller municipal de Rassemblés, de 1995 à 2001. Pour tenter de rejoindre la majorité en mars prochain, il a opté pour la démarche d'ouverture proposée par Gilbert Meyer : « C'est la meilleure garantie de résultats à Colmar pour les élections à venir ». Poussé aussi par une « envie d'agir au sein de la collectivité » et de concrétiser une réflexion politique « pragmatique » proche de La gauche moderne de Jean-Marie Bockel. « On ne peut reprocher à Gilbert Meyer d'avoir bien géré la ville », dit-il.
Une campagne dans
la campagne vient de s'ouvrir
« Les lignes bougent en France », explique pour sa part la radicale de gauche Laëtitia Rabih, qui voit dans l'ouverture du maire la possibilité de sortir des « oppositions qui ont sclérosé les débats et la municipalité depuis 1995 ». Si elle a décidé de « franchir le Rubicon », c'est pour « arriver à composer un programme qui va au-delà des frontières partisanes », son objectif étant de construire « une ville ouverte » et un « métissage politique ».
Candidat sans étiquette aux législatives et aux cantonales de 1988, et ancien conseiller municipal de Rassemblés, de 1999 à 2001, Philippe Greiner a « pris Gilbert Meyer au mot ». Il lui a écrit suite à la lettre qu'il a envoyée aux électeurs colmariens en lui demandant s'il était prêt à s'ouvrir. Il attend d'avoir « accès à la parole libre » et d'« asseoir une cohérence dans la gestion de la ville ».
« Il a changé. Il m'a dit qu'il serait plus ouvert aux jeunes », soutient Hakim Makmoul, ancien adhérent du PRG et colistier de Serge Rosenblieh aux municipales de 2001. Encarté aujourd'hui à l'UMP suite à « la diversité voulue par Sarkozy », il se fait le porte-parole de la rénovation urbaine engagée dans les quartiers ouest par la municipalité sortante.
«Garantie absolue du respect»
Les uns et les autres se sont engagés « sur le socle de la confiance », après avoir eu « la garantie absolue du respect » de leur sensibilité propre et l'assurance de pouvoir exercer pleinement leur engagement sur la base d'un programme élaboré en commun, « qui n'est le programme de l'UMP » note Philippe Greiner. « Il n'est pas question d'allégeance de la gauche à l'égard de la majorité, prévient Laëtitia Rabih. Gilbert Meyer prend le risque d'ouvrir, ça demandera une vigilance de sa part, de ses colistiers les plus proches et des élus d'ouverture ». Une campagne dans la campagne vient de s'ouvrir.